Deux variantes de squat comparées à domicile
Les chercheurs ont réparti les 30 participants en deux groupes de 15. Le premier réalisait des squats classiques. Le second effectuait des squats en serrant un ballon suisse, afin d’ajouter une adduction de hanche. Les deux groupes suivaient un programme à domicile pendant huit semaines, avec les mêmes étirements.
Quinze personnes en bonne santé constituaient un groupe de référence. Elles permettaient de comparer les caractéristiques neuromusculaires, mais ne remplaçaient pas le comparateur actif constitué par les squats classiques.
Avant et après l’intervention, les chercheurs ont évalué la douleur, la sévérité des symptômes, des mesures d’alignement et l’activité électrique de plusieurs muscles, notamment le vaste médial oblique, le vaste latéral et les adducteurs.
Un avantage sur la douleur, sans taille d’effet disponible
Les deux groupes ont amélioré leurs scores de douleur et de sévérité des symptômes. L’amélioration de la douleur mesurée par échelle visuelle analogique était plus importante dans le groupe réalisant les squats avec adduction de hanche.
Cette différence était statistiquement significative, mais le résumé ne fournit ni les scores absolus ni la taille de l’effet. Il ne permet donc pas de déterminer si l’avantage était suffisamment important pour être perceptible ou utile au quotidien.
L’inclinaison de la rotule a également diminué au sein du groupe avec adduction. En revanche, la comparaison entre les deux groupes n’était pas statistiquement significative. Ce résultat ne démontre pas que cette variante corrige mieux l’inclinaison de la rotule que les squats classiques.
Une piste neuromusculaire, pas une explication démontrée
Après l’intervention, l’ordre d’activation musculaire s’est rapproché de celui observé chez les personnes en bonne santé : le vaste médial oblique s’activait avant le vaste latéral et les adducteurs. Ce changement était particulièrement visible dans le groupe avec adduction de hanche.
Certaines mesures neuromusculaires étaient corrélées aux résultats cliniques. Ces associations soutiennent une hypothèse de rééducation du contrôle musculaire, mais ne prouvent pas que ces changements expliquent la diminution de la douleur.
Le faible effectif et le suivi limité à huit semaines restreignent la portée du résultat. Le dossier ne permet pas de savoir si le bénéfice persiste, ni de transposer cette variante à des personnes sans syndrome fémoro-patellaire.
Les limites à garder en tête
Seul le résumé PubMed a été consulté, pas le texte intégral. L’essai comprend 30 participants atteints de syndrome fémoro-patellaire et un suivi de huit semaines. Les tailles d’effet, les intervalles de confiance, l’adhésion au programme et les effets indésirables ne sont pas précisés dans l’extrait. Le financement et les conflits d’intérêts n’ont pas été vérifiés.
Ce qu’on peut retenir
Les squats avec adduction de hanche constituent une piste de rééducation à court terme pour le syndrome fémoro-patellaire. Cet essai ne suffit pas à établir un avantage cliniquement important ou durable sur les squats classiques.
Sources et provenance
- Refining Home-Based Squat Training: The Role of Hip Adduction in Improving Neuromuscular Control for Clinically Diagnosed Patellofemoral Pain Syndrome.
Date de la source : 2026-10-13.
Journal Article, Randomized Controlled Trial · Résumé PubMed uniquement, texte intégral non consulté


