Calculateur de déficit calorique
Estime une cible de départ, puis vérifie-la avec 14 à 21 jours de pesées. Le calcul donne une hypothèse, la tendance réelle décide de l’ajustement.
Instrument de calcul
Entrées contrôléesComprendre ce que mesure cet outil
Un calcul de calories n’est qu’un point de départ
Un déficit calorique existe lorsque l’apport énergétique reste inférieur à la dépense sur la durée. Le principe est robuste, mais la dépense d’une personne n’est pas lisible au kilocalorie près. Les équations estiment le métabolisme de repos, puis un coefficient tente de représenter l’activité quotidienne.
L’outil propose donc deux chemins : partir de l’équation de Mifflin-St Jeor, ou saisir une dépense de maintien déjà observée. Il applique ensuite un déficit de 10, 15 ou 20 %, présenté comme un réglage éditorial prudent et non comme une prescription.
La partie la plus utile vient après le résultat. Les moyennes de poids sur 7 jours, la faim, les performances et l’adhérence permettent de tester l’hypothèse pendant 14 à 21 jours sans réagir à chaque variation d’eau.
Hypothèse à tester
Ta cible calorique de départ
- Repos estimé
- --
- Maintien estimé
- --
- Déficit appliqué
- --
- Ordre de grandeur
- --
Plus le déficit monte, plus la faim, la récupération et l’adhérence doivent peser dans la décision.
Cette cible ne doit pas être utilisée comme plan autonome. Les régimes à faible apport énergétique nécessitent une indication et un suivi professionnels.
La projection en kilogrammes utilise une conversion statique de 7 700 kcal. Elle sert uniquement à visualiser l’ordre de grandeur et ne prédit pas ta perte réelle.
Calibration réelle
Teste l’hypothèse sur 14 jours
Pèse-toi au réveil, dans des conditions comparables. Une mesure isolée n’entraîne jamais un ajustement.
- Moyenne initiale
- --
- Moyenne récente
- --
- Évolution
- --
Renseigne au moins 14 pesées comparables avant d’interpréter la tendance.
Les seuils de 0,25 % et 1 % par semaine sont des règles de prudence internes à cet outil, pas des recommandations cliniques universelles.
Lecture du résultat
Interpréter sans surpromettre
La valeur « calories de départ » n’est ni une obligation ni une mesure directe de ton métabolisme. Garde la même cible suffisamment longtemps pour observer une tendance comparable.
Le module de suivi compare la moyenne des 7 premières mesures à celle des 7 dernières. Ses repères de 0,25 % et 1 % du poids par semaine servent de garde-fous pratiques, pas de seuils médicaux universels. Une personne déjà très sèche, âgée, malade ou très entraînée peut nécessiter une stratégie différente.
Si la faim devient difficile à gérer, si les performances chutent ou si la perte est très rapide, n’accentue pas le déficit. Si la tendance reste plate après 21 jours cohérents, un petit test d’environ 100 kcal par jour est plus lisible qu’une coupe brutale.
Calcul et hypothèses
Méthodologie
En mode « estimer mon maintien », le métabolisme de repos est calculé avec l’équation de Mifflin-St Jeor :
- profil masculin : 10 × poids (kg) + 6,25 × taille (cm) − 5 × âge + 5
- profil féminin : 10 × poids (kg) + 6,25 × taille (cm) − 5 × âge − 161
Le résultat est multiplié par un coefficient d’activité compris entre 1,2 et 1,725. Cette étape concentre une grande part de l’incertitude. La cible est ensuite calculée ainsi : maintien estimé × (1 − déficit choisi).
La projection hebdomadaire utilise la convention statique de 7 700 kcal par kilogramme uniquement pour donner un ordre de grandeur. Elle ne prédit pas la perte réelle, car la dépense, l’appétit et la composition de la perte évoluent dans le temps. Le modèle dynamique du NIDDK documente précisément cette limite.
Le suivi calcule une moyenne mobile sur 7 jours et ne propose un ajustement que si 21 mesures, une adhérence cohérente et une bonne tolérance sont réunies.
Corpus consulté
Sources
- Mifflin et al. (1990) : équation prédictive de la dépense énergétique de repos
Étude d’origine de l’équation Mifflin-St Jeor, dérivée chez 498 adultes à partir de mesures par calorimétrie indirecte.
- Frankenfield et al. (2005) : comparaison des équations de métabolisme de repos
Revue systématique montrant l’utilité pratique de Mifflin-St Jeor, tout en soulignant des erreurs individuelles notables.
- NIDDK : recherche derrière le Body Weight Planner
Présentation du modèle dynamique de Hall et de l’adaptation des besoins énergétiques au fil de la perte de poids.
- HAS (2024) : parcours de soins du surpoids et de l’obésité chez l’adulte
Cadre français pour une évaluation globale, personnalisée et attentive aux troubles des conduites alimentaires.
- NICE NG246 : activité physique et approches alimentaires
Recommandations encadrant les régimes à faible et très faible apport énergétique dans un suivi spécialisé.
Champ de validité
Limites à connaître
N’utilise pas cet outil seul si tu as moins de 18 ans, si tu es enceinte ou si tu allaites, en cas de perte de poids involontaire, de trouble actuel ou ancien des conduites alimentaires, de maladie ou de traitement influençant le poids, ou si tu es un athlète très sec ou à haut volume d’entraînement.
- l’équation historique ne propose que deux constantes fondées sur des groupes féminins et masculins
- les coefficients d’activité simplifient fortement les différences entre métiers, entraînements et mouvements quotidiens
- la convention de 7 700 kcal par kilogramme est statique et ne décrit pas l’adaptation biologique
- une cible inférieure à 1 200 kcal par jour nécessite un encadrement professionnel et n’est pas proposée comme plan autonome
- les données saisies restent dans ton navigateur et disparaissent au rechargement de la page
Questions fréquentes
Avant d'utiliser le résultat
Quel déficit calorique choisir pour perdre du poids ?
Commence généralement par 10 à 15 % si tu privilégies la tolérance. Un déficit de 20 % est plus exigeant et doit être réduit si la faim, la récupération ou les performances se dégradent.
Peut-on perdre 1 kg par semaine sans risque ?
Cela dépend du poids initial et du contexte. Un kilogramme représente une proportion très différente à 60 ou 140 kg. L’outil utilise donc un pourcentage du poids et considère plus de 1 % par semaine comme un signal pour ralentir et réévaluer.
Pourquoi le calcul ne correspond-il pas à ma perte réelle ?
L’activité réelle, les erreurs de portion, l’eau, le glycogène, le transit et l’adaptation de la dépense créent un écart. La moyenne de 14 à 21 pesées sert à calibrer l’estimation.
Comment protéger le muscle pendant un déficit ?
Évite une restriction agressive, maintiens un entraînement de résistance adapté, couvre tes besoins en protéines et surveille la force, la récupération et la vitesse de perte.

