Une lampe testée en complément, pas à la place des larmes artificielles
Cette étude prospective, menée dans un seul centre, a inclus des personnes dont la sécheresse oculaire liée aux écrans venait d’être diagnostiquée et qui présentaient une coloration cornéenne limitée. Les résultats ne décrivent donc pas nécessairement les formes plus sévères ou anciennes.
Les chercheurs ont réparti les participants entre une lampe d’écran à spectre complet associée aux larmes artificielles, pour 34 personnes, et les larmes artificielles seules, sans lampe fournie par l’étude, pour 32 personnes. L’analyse en intention de traiter modifiée a porté sur 65 participants.
Les deux critères principaux étaient l’évolution du score de symptômes OSDI et du temps de rupture non invasif du film lacrymal, appelé NIBUT, entre le début de l’étude et un mois.
Un avantage sur le ressenti, sans différence objective démontrée
Les symptômes se sont améliorés dans les deux groupes. L’amélioration du score OSDI était plus importante avec la lampe, avec une différence ajustée entre les groupes de −7,33 points. Cette différence était statistiquement significative, mais le résumé ne fournit pas d’intervalle de confiance ni d’analyse permettant de préciser sa portée clinique.
Le NIBUT a également augmenté dans les deux groupes, sans différence significative entre eux. Aucun avantage significatif de la lampe n’a été observé sur les autres paramètres mesurés : hauteur du ménisque lacrymal, rougeur conjonctivale, épaisseur de la couche lipidique du film lacrymal ou proportion de clignements partiels.
Cette distinction compte : un soulagement ressenti peut être utile, mais il ne démontre pas à lui seul une amélioration de la stabilité du film lacrymal ou de l’état de la surface oculaire.
Ce que cet essai permet de retenir
Le résultat soutient une piste d’aménagement de l’éclairage en complément des larmes artificielles, pas un remplacement de celles-ci. Il ne permet pas non plus d’attribuer le bénéfice au spectre complet lui-même : le comparateur n’utilisait pas une autre lampe.
L’effectif limité et le suivi d’un mois laissent ouverte la question de la persistance du bénéfice. Le résumé ne précise pas les modalités d’aveugle, le financement ni les conflits d’intérêts. Aucun événement indésirable lié à l’étude n’a été rapporté, ce qui ne suffit pas à établir la sécurité à long terme.
Les limites à garder en tête
Petit essai monocentrique, suivi d’un mois et population nouvellement diagnostiquée avec coloration cornéenne limitée. Absence de lampe comparatrice et de différence significative sur les paramètres objectifs. Seul le résumé PubMed a été consulté. Financement, conflits d’intérêts et modalités d’aveugle non vérifiés.
Ce qu’on peut retenir
Cette lampe semble apporter un soulagement supplémentaire à court terme chez certains patients traités par larmes artificielles. L’essai ne démontre toutefois ni amélioration objective supplémentaire ni avantage propre au spectre complet.
Sources et provenance
- Full-spectrum LED screen-bar lighting as an adjunct to artificial tears in visual display terminal-related dry eye: a randomized study.
Date de la source : 2026-10-18.
Journal Article, Randomized Controlled Trial · Résumé PubMed uniquement, texte intégral non consulté


